Réseau de recherche interdisciplinaire sur la santé des francophones en situation minoritaire (RISF)
www.coolweb/RISF, en constructionProjets de Recherche :
Étude des facteurs socio environnementaux, culturels et structurels de la santé des francophones vivant en situation minoritaire (IRSC- EIRC Réduire les disparités) (Avec Anne Leis)
Le but du programme de recherche est de créer un réseau d'équipes multidisciplinaires de chercheurs, institutions, intervenants dans les milieux et décideurs qui effectuent de la recherche transdisciplinaire destinée à développer et à renforcer la capacité de recherche sur la santé des francophones vivant en situation minoritaire, notamment les groupes qui se retrouvent doublement vulnérables par la langue et la culture tels que les jeunes, les aînés, les immigrants et les femmes. Le but ultime est d’améliorer l’offre et l’utilisation de services de santé de qualité en français qui permettront un jour de réduire des disparités contraires aux principes de la loi canadienne sur la santé.
Les objectifs spécifiques de recherche sont : 1) de mieux comprendre et de documenterles disparités de l’état de santé liées aux facteurs socio-environnementaux, culturels et structurels, d’examiner les ressources et renforcer l'élaboration de stratégies d’action socio-sanitaire gagnantes susceptibles de remédier à la situation et de favoriser l’appropriation et l’application par les milieux, des connaissances qui émergeront de ce programme de recherche ; 2) de promouvoir le mentorat parmi les chercheurs de diverses disciplines et entre différents établissements; en particulier, de créer un milieu fertile et favorable qui encourage et soutient le cheminement de carrière de jeunes chercheurs, ou de chercheurs établis intéressés par la problématique; 3) de transformer l’environnement de recherche sur la santé des minorités francophones pour contrer l’isolement et la dispersion sur le territoire.
Le fait minoritaire et les interventions dans le champ de la santé : capital social et rapport à la majorité (CRSH) (avec Anne Gilbert et Maurice Lévesque)
La proposition de recherche s’inscrit dans un programme de recherche plus
large sur la communauté francophone canadienne vivant en situation minoritaire
eu égard au maintien et au développement de services en français. S’inscrivant
dans un cadre général qui conçoit le rapport minoritaire/majoritaire comme
un rapport d’inégalité pour l’accès aux ressources, cette recherche s’intéresse
aux effets de la condition minoritaire sur la capacité collective de ces
communautés à intervenir dans le champ de la santé.
L’objectif de l’étude est de comprendre la construction du rapport minoritaire/majoritaire
dans le champ de la santé en analysant plus spécifiquement la perception
des enjeux relatifs à la santé et à la mobilisation du capital social pour
l’accès à des services en français. L’investigation se fera au niveau des
réseaux mobilisés pour la santé en français dans les quatre grandes régions
de l’Ontario, soit : le Nord, le Moyen-Nord, l’Est et le Sud. L’analyse
que nous proposons des stratégies par lesquelles la minorité cherche à
s’assurer, par le biais de la problématique de la santé, d’un certain contrôle
sur ses conditions d’existence, contribuera ainsi à enrichir la compréhension
de certaines dimensions-clé de son développement, à savoir les liens sociaux,
la solidarité et l’appartenance, l’identité culturelle et la participation
politique.
Mortalité dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada, 1991-2001 (IRSC) (avec Russel Wilkins, Marie-Hélène Chomienne et Isabelle Gaboury)
En partenariat avec le Groupe d’analyse et de mesure de la santé (GAMS) à Statistique Canada, l’objectif de cette recherche est d’étudier les disparités de santé sous l’angle de la mortalité entre les communautés de langues officielles au Canada. L’hypothèse principale de la recherche est que les différences observables sur le plan de la perception de la santé et de la morbidité entre ces communautésse reflètent également au niveau de la mortalité et donc de l’espérance de vie. L’étude vise également à mesurer l’impact des facteurs qui affectent la mortalité et l’espérance de vie au niveau écologique, c'est-à-dire au-delà des caractéristiques individuelles des personnes comme le revenu et l’éducation.
L’étude s’appuiera sur les données émanant du projet de suivi de la mortalité entre 1991 et 2001 au sein d'une cohorte d’individus tirés d’un échantillon de 15% du Recensement de 1991. Ce suivi de mortalité est réalisé grâce à un couplage unique de la base canadienne de données sur la mortalité des années 1991 à 2001 à environ trois questionnaires complets sur quatre tirés du Recensement de 1991 et de l'Enquête post-censitaire sur la santé et les limitations d'activités de 1991. Les indicateurs (variables dépendantes) porteront sur des mesures de base comme les taux de décès normalisés, l'espérance de vie et l'espérance de vie sans incapacité des personnes de 25 ans et plus vivant dans des communautés francophones minoritaires hors Québec comparativement aux personnes vivant dans des communautés majoritaires hors Québec. Des analyses similaires seront effectuées pour les communautés anglophones minoritaires du Québec en comparaison avec la majorité francophone dans cette province.
Dans un premier temps, les indicateurs de mortalités seront calculés pour
chacune des communautés minoritaires et pour leur ensemble. Ces indicateurs
seront comparés à ceux observables dans les communautés vivant en situation
majoritaires. Dans un deuxième temps, des modèles de régressions hiérarchiques
(multi-niveau) seront développés pour identifier les déterminants de la
mortalité les plus significatifs et en mesurer l’impact sur la mortalité
et l’espérance de vie, tant au niveau individuel que communautaire.
Cette étude s’inscrit dans un programme de recherche sur les déterminants
de la santé des minorités de langue officielle dans une perspective de
recherche en santé des populations. Les premiers résultats des analyses
secondaires (projets IRSC-2004) de l’Enquête sur la santé dans les collectivités
canadiennes (ESCC) confirment un différentiel de la santé perçue entre
les francophones minoritaires comparés aux anglophones, et un effet relié
au fait de vivre en situation minoritaire. L’étude de la mortalité permettra
de préciser ce différentiel sur la base de données plus objectives que
celle de la santé perçue.
Capital social et santé : validation d’indicateurs et de mesures utiles pour les politiques (IRSC) – (avec Maurice Lévesque)
La recherche que nous comptons réaliser s’inscrit dans la priorité « renforcer la capacité de recherche de pointe en SPP » et poursuit l’objectif général de tester des indicateurs et des mesures du capital social qui pourraient être plus utiles sur le plan des politiques.
Nous voulons élargir la perspective de la recherche sur l’influence du capital social en matière de santé en utilisant simultanément des indicateurs et des mesures qui proviennent des deux traditions théoriques et méthodologiques se rapportant au capital social, soit le courant dominant inspiré par les travaux de Putnam et de Kawachi et ses différents collaborateurs et le courant des analyses de réseaux sociaux. Ce faisant, nous visons à développer les connaissances tant sur le plan des outils de recherche les plus appropriés pour l’analyse du capital social et de son influence sur la santé, mais également à tester la possibilité de produire des connaissances plus appropriées sur le plan du développement d’interventions potentielles.
Évaluation des partenariats de Québec en forme sur la communauté (Fondation Lucie et Andrée Chagnon) (avec J Harvey, M Lévesque, G, Chiasson, N Burlone, C Andrew)
Cette recherche a pour objectif d’identifier et d’analyser l’impact des initiatives du programme Québec en forme (QEF) dans les collectivités où il est implanté. Le programme QEF vise à améliorer la santé d’enfants défavorisés par l’augmentation de l’activité physique. Nous nous intéressons aux modalités d’implantation du programme dans les différentes régions ciblées et à la mobilisation des partenaires interpellés. La recherche étudie l’impact de ces partenariats sur le capital social et la gouvernance au niveau local. Les régions à l’étude sont : Outaouais, Mauricie, Québec, Montréal, Estrie, Bas-St-Laurent).
